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Les corridas et la tauromachie (1853 - aujourd'hui)

Corridas Feria Nîmes

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Corridas Feria Nîmes

Des taureaux déjà présents à l'époque romaine

Deux avant-corps de taureaux, émergeant d’un frontispice, rappellent l’univers des corridas. Leur présence s’expliquerait par le goût de l’empereur Auguste pour cet animal, car ses ancêtres venaient de la ville qui l’honorait, Thurium.

Des premières courses de taureaux aux feria actuelles

Le dégagement des arènes, commencé sous le premier empire, va rendre le lieu à sa première destination, le sable (arena pour les romains) et le spectacle. En avril 1813, le baron Rolland, Préfet du Gard, propose au ministre de l’intérieur d’ouvrir les arènes au public pour lui donner sa distraction favorite. Il lui écrit : « Le goût qu’a le public pour la course de taureaux est porté jusqu’à la fureur dans ce pays, et nulle part il n’existe aucun emplacement aussi magnifique que celui des arènes. »

A partir de 1853 le monument retrouve sa vocation première avec l’organisation de courses de taureaux camarguaises puis de corridas. Aujourd’hui, l’amphithéâtre accueille les corridas pendant les féria, les plus célèbres fêtes locales (Féria de Pentecôte, Féria du Carnaval en février, Féria des vendanges en septembre).

La corrida

Les règles classiques de la corrida sont établies sur ce schéma : « le paseo » ouvre le spectacle ; les toreros vont défiler en habits de lumière suivis des banderilleros, des picadors et des mules et chevaux qui viendront tirer le cadavre du toro… Le combat commence avec l’entrée de l’animal qui sort du toril, où il était maintenu dans l’ombre, pour entrer en pleine lumière sur la piste ; le torero l’attend avec sa cape, tente de calmer sa fougue, de le maîtriser, de lui imposer son rythme ; c’est le jeu des passes. La seconde phase fait intervenir les picadors qui, à l’aide de leurs piques, blessent et provoquent la bête ; viennent ensuite les banderilleros qui vont fixer dans la chair du taureau leurs banderilles pour exciter l’animal et le faire lutter. Le combat se termine par le travail de la « muleta » : le toréador, la muleta à la main, amène le taureau jusqu’à épuisement pour finir par « l’estocade » ou « mise à mort ».

Les autres spectacles de taureaux

Si la corrida est le spectacle le plus prisé des arènes, il en est d’autres moins cruels et très appréciés ; outre certains combats sans « mise à mort », les courses à la cocarde, ou courses camarguaises, connaissent un grand succès. Ce jeu réunit dans l’arène taureau ou vachette d’une part, et razetteurs d’autre part ; il s’agit pour ces derniers de décrocher, à l’aide d’un peigne, la cocarde fixée entre les cordes de l’animal. Ce jeu demande beaucoup de souplesse et de vivacité pour les razetteurs qui doivent éviter les charges et les cornes de l’adversaire en sautant sur les barricades qui entourent la piste.


 

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